Un quidam, que nous appellerons Robik, dépose un dossier auprès de Pôle Emploi en vue de solliciter l'allocation pour chômage à laquelle il a droit. On lui répond que son dossier est incomplet, dès lors qu'il y manque(rait) une attestation délivrée par son ex-employeur. Vérification faite, au bout d'un certain délai (13 mois), l'attestation en question n'est plus requise ; le dossier de notre camarade était, donc, on ne peut plus complet, Robik ayant déposé son dossier auprès de Pôle Emploi à la fin d'une période de trois années d'indemnisation du chômage consécutive à la fin d'un CDD effectué, celui-là, au sein de l'Éducation Nationale (auquel cas c'est le Rectorat d'Académie qui assure l'indemnisation et non Pôle Emploi.). Et là, les choses étaient on ne peut plus claires : l'attestation de l'employeur n'était plus requise. Mais bon, on est chez les margoulins ou non ?
Ayant compris qu'on tentait de lui faire le coup du dossier impossible à compléter, notre chômeur se tourne vers le tribunal qu'il juge compétent et, après moult péripéties toutes plus bizarres les unes que les autres, il finit par obtenir le jugement dont des extraits sont reproduits ci-dessous.
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Par parenthèse, dès lors que nous avons décidé de faire preuve de la plus grande transparence, certains passages floutés ne le seront ici que de manière provisoire. Ce qui suit de la décision de justice ne manque pas de sel.
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À la réception du jugement, dans un premier temps, ce brave Robik se contente de prendre connaissance de la décision du tribunal et ne se livre pas à une lecture méthodique du jugement, lorsqu'un beau jour, il lui vient l'envie de l'examiner attentivement. Et c'est là qu'il découvre qu'une lettre du 18 septembre 2017 lui aurait été adressée par un expéditeur inconnu, lettre dont il est absolument certain de ne pas l'avoir reçue. Du reste, le courrier en question ne figure nulle part dans les conclusions de l'adversaire et l'on ne voit pas très bien comment, sauf forfaiture, un tribunal (réputé neutre et impartial) aurait pu voler au secours d'une des parties (sans même que cette dernière ait réclamé ce coup de pouce, ou alors en catimini et dans le cadre d'une énorme magouille !).
Ainsi, donc, un tribunal français a osé s'appuyer sur un document inexistant pour fonder sa décision. En bon français, ça s'appelle un faux en écriture publique, ce qui va inciter notre bon Robik à déposer plainte et lui vaut d'être auditionné par un O.P.J. Nous sommes en 2019.
Les mois et les années passent. Trouvant que, décidément, le dossier du litige versus Pôle Emploi recèle de bien étranges bizarreries (c'est ainsi que Pôle Emploi a réussi à verser de nouvelles pièces au dossier, et ce, bien après la date officielle inscrite dans l'ordonnance de clôture de l'instruction, le tout moyennant de bien étranges complicités !), notre Robik se décide à relancer ce dossier que de bien imprudents margoulins croyaient pouvoir enterrer.
Mais voilà que...
À suivre !



